Les camps de l'Exil

Après la construction d’un mur à la frontière hongro-croate, la Slovénie est devenue le point de passage obligé de la route des Balkans. Dans un environnement chaotique, les milliers de réfugiés qui arrivent chaque jour par train doivent patienter dans différents camps de transits. Là-bas, les conditions de vie sont inhumaines. L’attente, l’incertitude et la faim finissent d’affaiblir les réfugiés, qui attendent désespérément le train en direction de l’Autriche. Aujourd’hui, la plupart de ces camps ont été démantelé.


Reportage publié dans le Luxemburger Worth

 

La frontière croato-slovène est indiquée en rouge sur la carte. Les trois cercles noirs symbolisent les camps de Rigonce, Dobova et Brezice.

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Le petit village croate de Kljuc Brdovecki est situé à quelques mètres de la frontière slovène. Depuis une dizaine de jours, il est devenu un carrefour de la route des Balkans et plusieurs milliers de réfugiés le traverse chaque jour. Alors qu’une ambulance vient chercher un réfugié victime d’une crise cardiaque au camp de Rigonce, un membre de la Croix Rouge dialogue vivement avec un policier.

 

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Herbes foulées, couvertures et objets de la vie quotidienne sont autant de signe du passage continu de réfugiés vers la Slovénie. Chaque jour, près de sept trains déposent chacun entre 1500 et 3000 migrants à Kljuc Brdovecki.

 

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Un train de réfugiés vient d’arriver et le groupe se dirige silencieusement vers la frontière, à quelques centaines de mètres. Ils n’ont pas le droit de s’arrêter pour recevoir l’aide des quelques bénévoles présents. La majorité sont hébétés par le voyage. 

 

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De nombreux enfants sont présents dans le camp. Le sol est jonché de déchets et les bourrasques de vent font voler les ordures. Les plus chanceux possèdent encore une tente, les autres n’ont rien.

 

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A quelques dizaines de mètres du camp, une quinzaine de bénévoles s’activent à préparer des sandwichs. Leurs relations avec les forces de l’ordre sont compliquées et ils sont trop peu nombreux pour aider les milliers de réfugiés qui transitent à Rigonce chaque jour.

 

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Les bénévoles ont réussi à convaincre l’armée de faire sortir du camp les personnes les plus vulnérables. Ils peuvent les prendre en charge personnellement et leur procurer nourriture, vêtements et premiers soins.

 

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Encadrés par l'armée, des réfugiés patientent pour obtenir un peu de nourriture. Beaucoup repartiront les mains vides. 

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La Slovénie a dépêché l'armée pour surveiller les réfugiés. En tenue militaire et arborant leurs fusils d'assaut, ils font attention à ce que les journalistes ne s'approchent pas et empêchent les bénévoles d'aider les réfugiés

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Un mère seule est parvenue à sortir du camp avec ses deux enfants.

 

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A l’annonce de l’arrivée d’un nouveau train, les réfugiés doivent évacuer le camp. Perché sur une barrière, un traducteur arborant un gilet de l’UNHCR explique les directives militaires.

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Un transit à travers champs commence. Encadrés par l’armée, les réfugiés marcheront trois kilomètres vers le camp de Dobova.

 

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Les champs alentours gardent les signes du flux de réfugiés en exode.

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La marche est ralentie par les larges sillons agricoles. Sans raison apparente, l’armée s’arrête régulièrement.

 

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Les enfants sont les plus enclins à sourire et aident leur famille.

 

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Les réfugiés ne savent pas encore qu’ils se dirigent vers le camp de Dobova, pire que celui de Rigonce.

 

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Le camp de Brezice est de loin considéré comme le pire de tous. Là-bas, les journalistes sont tenus à l’écart et seuls les membres de la Croix Rouge sont autorisés à entrer. Les réfugiés avaient brûlé leurs tentes quelques jours auparavant pour protester, entraînant une augmentation du nombre de militaires déployés.

 

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Des réfugiés quittent le camp de Brezice pour celui de Dobova.

 

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Au camp de Dobova, les conditions sanitaires sont déplorables. Les réfugiés sont obligés de brûler du plastique pour se chauffer et les fumées toxiques les rendent tous malades. Les larges barrières les empêchent de jeter leurs ordures et une odeur nauséabonde se dégage du camp.

 

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La gare de Dobova est située à quelques mètres du camp. Les réfugiés savent qu’ils vont bientôt prendre un train vers l’Autriche et n’en peuvent plus d’attendre. Un jeune iranien explique: « C’est l’un des pires moments de mon voyage. J’étais parti à la recherche des Droits de L’homme. Je suis déçu. »

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A la gare de Dobova, les hommes célibataires sont séparés des familles et des femmes. Ils montent dans un train, direction l’Autriche, où ils continueront d'emprunter le difficile chemin vers les portes de l'Europe. 

 

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Reportage: Sur la route des Balkans - De l'horreur des camps aux marches forcées

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